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Découverte d'un cimetière d'épaves au Venezuela


La flotte qui voulait envahir Curaçao en 1678, avait sombré dans les coraux
Les bandits des mers du XVIIe siècle font à nouveau parler d'eux au large du Venezuela. Des explorateurs viennent de découvrir des restes d'une flotte de navires de pirates et de bâtiments français, partis envahir Curaçao, qui firent naufrage il y a plus de trois cents ans. Un «cimetière» de canons en bronze, une ancre de 2,3 tonnes et des boulets de canons, des épées et des pièces de monnaie ont notamment été trouvés. Les plongeurs, qui ont achevé leurs recherches jeudi, ont aussi localisé neuf épaves, a précisé le responsable de l'expédition, l'Américain Barry Clifford.


La flotte de 35 navires, à bord desquels se trouvaient 6000 hommes, se dirigeait vers Curaçao, île des Antilles néerlandaises, pour l'envahir, dans la nuit du 11 mai 1678, lorsqu'elle s'écrasa sur des récifs coralliens à moins d'un kilomètre au large des îles de Las Aves (les Oiseaux). Jusqu'à 18 bateaux sombrèrent, 500 hommes périrent noyés et un millier d'autres moururent de faim et de maladie, isolés sur ces îles, à 150 kilomètres au large de la côte du Venezuela. Les Français sauvèrent 1500 hommes trois mois plus tard.
Le désastre changea le cours de l'histoire dans les Caraïbes, dévastant la marine française et créant un vide du pouvoir qui contribua à l'émergence de l'«âge d'or» des pirates entre 1680 et 1730, selon Barry Clifford. Expert en piraterie, il estime que Laurens de Graaf, ancien esclave néerlandais qui devint l'un des pirates les plus célèbres de l'histoire, figurait au nombre des survivants. Pour partir à la recherche des vestiges, Clifford et son équipe de plongeurs se sont en partie reposés sur une carte du musée de la Marine à Paris, dessinée par un des Français ayant participé au sauvetage.

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