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Mission ACCOMPLIE



Pages réalisées par Anne Collet et Frédérick Rapilly



« Après 122 jours et 9 heures, la traversée est terminée. » À 72 ans, Jean-Jacques Savin a réussi sa traversée de l’Atlantique dans un tonneau à la dérive. L’embarcation de 6 m 2 , en polyester, surmontée d’une bulle, créée dans un chantier naval girondin a résisté aux éléments !













L’aventurier au tonneau à bon port !
Jean-Jacques Savin, à son arrivée à Fort-de-France, après son aventure dans un tonneau.
Jean-Jacques Savin, à son arrivée à Fort-de-France, après son aventure dans un tonneau. (Photos AFP)

C’est de nuit que l’aventurier Jean-Jacques Savin est arrivé, ce jeudi, en Martinique, destination finale d’un périple audacieux de plus de quatre mois, ballotté par les courants de l’Atlantique dans son tonneau orange.

Mission accomplie pour Jean-Jacques Savin. Ce fut « un voyage passionnant mais aussi très risqué », a expliqué l’ancien militaire de 72 ans, après son arrivée à 1 h locale (7 h en métropole), et des retrouvailles chaleureuses avec sa compagne, Josyane, ainsi que son ami Pierre Galzot qui l’attendaient sur le quai, à Fort-de-France.
« Je crois que c’est à partir du moment où l’aventure s’est terminée que les gens réaliseront la portée de la performance », a commenté Pierre Galzot. « Au départ, ça pouvait sembler une initiative un peu folklorique. Mais il était en contrôle du début à la fin. »
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Pris en charge par un remorqueur


Parti le 26 décembre de l’île d’El Hierro, dans les Canaries, pour traverser l’Atlantique, mû par la seule force des courants, Jean-Jacques Savin avait quitté son tonneau, vendredi, après 127 jours et 5 800 km de mer pour monter sur un pétrolier en direction de l’île néerlandaise de Saint-Eustache (Caraïbes).
Après un peu de repos à Saint-Eustache, le baroudeur et son tonneau ont été pris en charge par un remorqueur français, le bien nommé « Friendship », venu spécialement le chercher pour le ramener en Martinique.
Sur le quai du port foyalais, Pierre Galzot a retrouvé son ami, vêtu d’un t-shirt orange aux couleurs de son tonneau, « égal à lui-même ». « C’est le Jean-Jacques Savin que je connais depuis 40 ans. Un garçon extrêmement résilient, qui était très, très bien entraîné. Là, sincèrement, il n’est pas trop amaigri », a assuré le médecin de profession, qui a « quand même recommandé » à son ami d’aller « faire un bilan complet » à l’hôpital.

Un espace de vie de six mètres carrés !


Durant son périple, l’aventurier a perdu quatre kilos, un par mois. À bord de sa capsule de trois mètres de long et 2 m10 de diamètre principal, fabriquée à Arès, en Gironde, il a dû évoluer dans un espace de vie de six mètres carrés seulement.
Pas de quoi tourner en rond, pour autant. « Répondre aux mails, le matin, ça me prenait trois heures de temps, et puis, envoyer mon journal de bord, tout ça me prenait la matinée. Et puis, la sieste l’après-midi. J’ai beaucoup lu et j’ai écrit mon livre », a raconté Jean-Jacques Savin dont l’aventure a été suivie par plus de 23 000 personnes sur Facebook et a suscité l’attention des médias internationaux.
Le livre en question doit paraître en août prochain et le titre est déjà trouvé : « 127 jours à la dérive sur l’Atlantique en tonneau ». Non sans peur, parfois. « Les huit derniers jours, quand je voyais que je ne me faisais pas récupérer, je commençais à flipper », se rappelle le baroudeur. Ou cette fois où il a failli se faire heurter par un cargo qui ne l’avait pas vu.

Cap sur d’autres projets


De cette aventure, l’émule du navigateur Alain Bombard, qui avait en 1952 traversé l’Atlantique en solitaire sur un canot pneumatique, ne garde pourtant que de bons souvenirs. À tel point qu’il envisage déjà la prochaine : une traversée de la Manche à la nage. Et puis, pourquoi pas une traversée du Pacifique en six mois à bord de son tonneau s’il trouve les sponsors nécessaires.
« Ça, je ne suis pas tout à fait d’accord », s’inquiète son ami Pierre Galzot. Et ce, même si « Jean-Jacques a la tête sur les épaules, il est conscient de ses capacités et de ses limites. »
En attendant, Jean-Jacques Savin a prévu de se reposer auprès de ses proches et de retourner à Bordeaux comme son tonneau, placé en conteneur.
















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Commentaires

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