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RANDONNÉES

La France, un pas après l’autre : cinq randonnées dans les îles

 découvrir l’Hexagone à pied.

Par 


LA LISTE DE LA MATINALE

Cette semaine, de la Méditerranée à l’Atlantique, de la Vendée à la Corse, en route pour les perles des mers situées aux abords des côtes métropolitaines.

Sur l’île Sainte-Lucie, avec les oiseaux

Un observatoire idéal, en pleine réserve naturelle.

AUDE Nous ne sommes pas sous les cocotiers, mais bien dans l’Aude : au milieu des étangs qui séparent Port-la-Nouvelle de Gruissan, l’île Sainte-Lucie est un havre de paix pour les oiseaux migrateurs, classée réserve naturelle régionale. Pour les randonneurs qui savent se faire discrets, c’est une perle inattendue dont les habitants ont pour nom l’échasse blanche, l’huîtrier pie au bec rouge ou l’avocette. Il faudrait d’ailleurs parler de presqu’île puisque des sansouïres – des terres parfois inondées, parfois découvertes – servent de passages. L’île s’inscrit dans un paysage qui comprend aussi des salins et un lido, cette bande de sable où se trouve la plage, entre la mer et les étangs. Comptez un peu plus de deux heures de marche pour cette boucle de 7 km, depuis le parking de Port-la-Nouvelle situé le long du canal de la Robine. Jumelles recommandées !

France-voyage.com

Sur l’île de Batz, rendez-vous exotique au jardin

Un jardin vraiment extraordinaire.

FINISTÈRE Batz est exactement à l’échelle d’une journée de marche. La navette qui conduit de Roscoff à l’île traverse en un quart d’heure. Le charme des lieux apparaît dès la montée vers l’église, d’où l’on s’engage sur le sentier du littoral. A Porz ar Roc’h, il faut pousser jusqu’au très beau phare de 68 mètres de haut, dont on peut gravir les cent quatre-vingt-dix-huit marches. Mais la pépite de Batz, c’est son jardin exotique. Créé en 1897 par Georges Delaselle, il profite du climat presque tropical de l’île, où il ne gèle jamais. Du coup, les palmiers, les fleurs et toutes les essences venues d’Australie ou d’Afrique du Sud s’épanouissent comme à la maison dans cet air doux et humide. Si la collection de palmiers fait la gloire du jardin Georges-Delaselle, on peut y admirer plus de mille cinq cents espèces végétales. On revient au débarcadère par le chemin communal. La balade de 9 km dure trois heures, sans balisage.

Jardin-georgesdelaselle.bzh

A Porquerolles, un bain d’art contemporain

Et soudain, la Fondation Carmignac.

VAR Plus grande des trois îles d’Hyères, l’île de Porquerolles fait partie du parc national de Port-Cros. Protégé, le paysage est typiquement méditerranéen : des pins, des vignes, des arbres fruitiers et une garrigue aux multiples parfums. On découvre l’île par la côte ouest et la plage d’Argent. Ensuite, après le cap Rousset et le Mas du Langoustier, le sentier grimpe sur le mont de Tiélo puis à la montagne de Robert. Avant de se balader dans le village ou de rentrer sur le continent, on peut désormais souffler un peu et s’offrir un bain d’art à la Fondation Carmignac. Cette collection privée – des centaines d’œuvres signées Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou Gerhard Richter – se découvre en même temps que des expositions d’art contemporain. Il faut une journée entière pour cette boucle de 12 km si l’on y ajoute le détour culturel à Carmignac.

Visorando.com

A Noirmoutier, d’un moulin l’autre

Vente d’huîtres dans une cabane d’ostréiculteur à La Guérinière.

VENDÉE Il reste vingt-trois moulins à vent sur l’île, qui sont autant de destinations de balade. Pour celle-ci, après le départ de La Guérinière, on découvre le port ostréicole du Bonhomme. Ici, l’huître est reine, et les parcs occupent le bord de mer. En montant vers les terres asséchées de la Nouvelle-Brille et du Bouclard, on peut déguster des huîtres par douzaines, sur le pouce. Ce sont ensuite les marais salants, si importants à Noirmoutier, puisqu’ils occupent un tiers de la surface de l’île. Ces paysages immobiles conduisent aux plages ventées de la côte ouest, puis à la pinède du bois des Eloux. Les dunes sont fleuries de giroflées et d’immortelles. Le point le plus haut de l’île, le Pé de l’Herse, n’exige pas de diplôme d’alpinisme : il culmine à 22 mètres. On laisse la plage de la Cantine avant de découvrir les quatre moulins de la Cour, qui rappellent qu’au XIXe siècle on cultivait des céréales sur l’île.

Ile-noirmoutier.com

En Corse, de la mer à la mer entre Porto-Vecchio et Propriano

Le col de Bavella s’élève à plus de 1 200 m.

CORSE-DU-SUD Quel joli programme que de marcher « de la mer à la mer ». En cinq jours, on peut traverser le sud de la Corse depuis Porto-Vecchio jusqu’à Propriano par la montagne. Aux étapes Cartalavone, Quenza, Serra-di-Scopamène et Burgo, il faut avoir réservé son gîte, et l’option hôtel est parfois possible. Le départ est à l’Alzu di Gallina, au-dessus de Porto-Vecchio. On marche d’est en ouest, à l’abri du soleil. La forêt de pins maritimes monte à 1 000 mètres d’altitude. A Levie, le musée de l’Alta-Rocca raconte plus de dix mille ans d’histoire, puis c’est le chaos granitique du site de Cucuruzzu-Capula. Vers Campu, les châtaigniers dominent ; à Sainte-Lucie-de-Tallano, le Musée de l’huile d’olive évoque l’autre arbre nourricier de l’île. Après les villages de l’Alta-Rocca, Propriano est bientôt en vue. Ce tracé sud fait 79 km, mais il existe des variantes : au nord, 138 km, et au centre – entre Ghisonaccia à Porticcio –, 87 km.

Alltrails.com

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