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LE GALION ESPAGNOL LE SAN JOSé






Un trésor à 10 milliards dans la mer des Caraïbes

ACTUALITÉ
Disparu il y a plus de 300 ans et retrouvé en 2015, le galion San José a été découvert grâce à un robot d’exploration sous-marin dans la mer des Caraïbes. Aujourd’hui, la Colombie et l’Espagne sont toujours en conflit pour déterminer la propriété de l’épave, qui renferme un trésor estimé à 10 milliards de dollars.



C’est une source de fascination pour les chasseurs de trésors. Coulé lors de la bataille de Baru par les Britanniques à cause de l’explosion de sa poudrière, le galion espagnol San José gît depuis 1708 au fond de la mer de Caraïbes. Jusqu’en 2015, l’emplacement de ce fameux trois mâts était un mystère avant que le président colombien Juan Manuel Santos n’annonce que l’épave du navire avait été repérée par des scientifiques. Cependant, la localisation et les détails de sa découverte n’avaient pas été révélés.
Le 21 mai, le Woods Hole Oceanographic Institution (institution privée américaine spécialisée dans la recherche océanographique), a expliqué que le San José avait été découvert grâce à un sous-marin d’exploration baptisé le Remus 6000.
Ce robot a scanné les eaux au large de Carthagène des Indes (Colombie), à l’aide d’un sonar, pour dénicher finalement l’épave à plus de 600 mètres sous la surface. Une technique déjà utilisée pour retrouver les débris d’avion du vol Rio-Paris d’Air France, qui s’était crashé dans l’Atlantique en 2009.
Des signes qui ne trompent pas
C’est en observant des photos ramenées par le Remus 6000 que Jeff Kaeli, ingénieur affilié au WHOI, a eu la puce à l’oreille. Sur ces images apparaissaient des canons en bronze comportant des gravures de dauphins, un signe qui ne pouvait pas tromper. « Je ne suis pas spécialisé en archéologie sous-marine, mais je sais de quoi a l’air un canon. À ce moment-là [en regardant les photos], je devais être la seule personne au monde à savoir que nous venions de trouver le bateau », a-t-il indiqué à la chaîne américaine CBS News.

(Photo : REMUS image/Woods Hole Oceanographic Institution)

Cette découverte a tout de suite suscité des convoitises, car un fabuleux trésor aurait été englouti en même temps que le galion. Outre les centaines de marins ayant péri lors du naufrage, le San José avait à son bord des quantités impressionnantes d’or, d’argent et des pierres précieuses. En 1980, le ministère de la Culture colombien avait même estimé à 10 milliards la valeur du chargement perdu.

(Photo : REMUS image/Woods Hole Oceanographic Institution)

Depuis, l’Espagne et la Colombie se disputent pour déterminer la propriété de l’épave. Le navire battant à l’époque pavillon espagnol, Madrid invoque aujourd’hui la Convention des Nations unies sur le droit de la mer pour justifier ses prétentions sur le bateau. Un texte que la Colombie n’a jamais ratifié.
En juillet 2017, la Colombie avait lancé un appel d’offres pour financer le repêchage du trésor. « Tout le monde est obnubilé par le trésor, alors que c’est un trésor « culturel ». C’est surtout un morceau d’histoire qui repose au fond de l’eau », a souligné Jeff Kaeli.

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