Accéder au contenu principal

DE GUADELOUPE A LA MARTINIQIUE

SAMEDI 27 MAI
 
Et voilà, nous quittons la Guadeloupe
Auparavant j'ai étudié la météo =

 
 
Il est à noter qu'un "paquet" de nuages arrive vers nous, à notre sud-est, donc à notre vent, et d'autre part on voit sur l'autre photo qu'une onde tropicale active arrive –> il va y avoir du vent et de la pluie dans les 24 heures....
à suivre
 
 
Partis à 6h30 du mouillage de l'ilet à Cochon, au moteur d'abord, le temps d'établir la GV, puis tout dessus, cap au 176, légèrement au près ( en fait entre 50° et 60° du vent) cap sur la Dominique via le canal des Saintes
 
<—nous avons un peu moins de 40 milles jusqu'à Portsmouth
 
En fait avec notre carène toute propre nous filons
si bien qu'en six heures nous sommes par le travers de Portsmouth !! donc on continue vers Saint-Pierre, au nord de la Martinique, soit une cinquantaine de milles
Nous avons donc parcouru nos premiers 40 milles en moins de six heures
 
nous longeons la côte de la Dominique sans trop nous rapprocher pour continuer à ''toucher" du vent
TVB
 
Le long de la côte ça fait environ 30 milles, ensuite il y a les 20 à 25  milles du canal de la Dominique (réputé pour ses creux...), puis c'est le nord de la Martinique sous la Montagne Pelée, à l'abri, donc au moteur – A l'entrée du canal Jean veut prendre un ris, il est 17h30 et on file à 8 noeuds, alors je lui dis qu'en deux heures on aura traversé et qu'ensuite on sera pas loin de se poser...
Mal m'en a pris car au bout d'une heure , avec la tombée du jour , le vent se renforce force 6 à 7, et là on s'est fait peur, Jean a craint même que la mât tombe...
ouf, ça a passé....mais un peu la trouille quand même, la prochaine fois je laisserai le Cap' suivre son instinct de bon marin....
Finalement à 21h30 nous sommes au mouillage, après avoir trainé une bonne demi-heure car nous ne trouvions pas de place, à moins de jeter l'ancre par 25 mètres de fond ! finalement nous nous sommes "posés" au sud de st-Pierre, devant une plage de sable noir en bordure de la route côtière, ouf!
Comme Jean a utilisé le projecteur pour naviguer entre les voiliers au mouillage, une multitude de poissons volants s'envolait devant l'étrave d'Afrodite : résultat = une friture pour le dîner, à récolter sur le  pont et sur les marches des tableaux arrière !!
 
En 12 heures nous avons fait 75 milles, et les 100 milles en 15 heures, pas mal, grâce au carénage
 
DIMANCHE 28 MAI
 
Une bonne nuit plus tard nous voilà prêts à appareiller pour rejoindre du sud, Chaudière
Alors qu'hier nous avons eu un ciel tout bleu et du soleil, ce matin le temps est humide, sous la montagne Pelée c'est souvent le cas...sauf que ça ne cesse pas, au contraire, sans doute la "fameuse" onde tropicale aperçue sur mes fichiers Grib d'hier....Les nuages deviennent de plus en plus nombreux, le vent est stabilisé à 20 noeuds
Partis à 9h, deux heures plus tard c'est la cata ! un très très gros orage juste après avoir passé la baie de Fort-de-France nous tombe dessus et le vent monte vite = 30, 35-36 noeuds ! vite on enroule le génois, et Jean se met bien boute au vent pour faire faséyer la GV, la visibilité est quasi nulle, c'est-à-dire dix mètres ! Nous sommes bientôt au niveau des nasses de la pêcherie d'Arlet, le tonnerre gronde, les éclairs pètent...un vrai feu d'artifice!
J'ai mis mon ciré rouge et mon bonnet à capuche pour aller à l'avant m'occuper de l'ancre, on commence à distinguer la falaise et trois autres bateaux au mouillage, un petit sloop est parallèle à nous en train d'affaler avec difficulté sa GV car sa drisse a l'air coincée...On nous observe avec curiosité sur les autres bateaux, sans doute à se demander si on va pas leur rentrer dedans ou déraper – je m'occupe de tout, y compris la mise en place de "la main de fer"... ensuite je vais mettre en place mes seaux pour récupérer l'eau de pluie (c'est pas parce qu'on à un dessalinisateur qu'il n'y a pas de petites économies!), suite de quoi à poil et plouf pour aller vérifier l'ancre avec mon masque et mes palmes, elle est bien crochée -  TVB
 
 
 
 
et voilà, 20 milles en trois heures
 
à table !
 
LUNDI le temps s'est bien amélioré, avec un coucher de soleil magnifique
 
 
 
 
 
 

envoyé de mon Samsung  

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE NOUVEAU DRAPEAU DE LA MARTINIQUE

Le drapeau aux quatre serpents En Martinique, vous verrez certainement le  drapeau bleu avec une croix blanche délimitant un rectangle bleu surplombé d'un serpent . Il s'agit de l' ancien blason de l'île . Ce drapeau reste non officiel et a été utilisé dès  1766  par la marine marchande. A l'époque le drapeau bleu à croix blanche représentait la royauté. Le serpent en question est le  trigonocéphale endémique de l'île  qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les Arawaks, Caraïbes et lors de la colonisation. Mais il était dit à l'époque qu'il avait été  introduit pour terroriser les esclaves et les contraindre à effectuer leur tâches . Le  4 août 1766 , un  décret des représentants de l'État Français en Martinique et à Sainte-Lucie  prévoyait que tous les propriétaires de vaisseaux et goélettes de ces îles arborent ce drapeau : «  Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie...

TABARLY 1979

Paul Ricard (1979) : en 1975, Éric Tabarly, accompagné par une équipe d'architectes navals et une équipe de la société Dassault , conçoit un trimaran de type foiler (équipé de foils ). Pour ce projet, Éric Tabarly recherche un budget pendant quatre ans. En 1979, il rencontre Paul Ricard qui accepte de le financer. Ce trimaran de 16,50 mètres en aluminium déplaçant 7 tonnes est caractérisé par son bras de liaison unique et profilé qui s'appuie sur deux petits flotteurs, eux-mêmes équipés de foils ( plans porteurs profilés immergés ). Avec ce bateau, Éric Tabarly bat en 1980 le record de traversée de l'Atlantique Nord détenu depuis 1905 par la goélette Atlantic de Charlie Barr , ouvrant ainsi la course aux records de traversées effectuées par les multicoques . https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Tabarly complément trouvé sur voileetmoteur.com Tabarly : la foil histoire du trimaran Paul Ricard Bernard Rubinstein Le 25/02/19 Partager :...