Accéder au contenu principal

NAVIGUER VENT DEBOUT AU PRèS



Exemple 4: Il faut rejoindre un point situé à 30 milles au vent.  Le vent réel est en gros d'ENE, on va dire que l'on ferait cap à 65° si on est au moteur vent de bout vers le point de route. Vous définissez les limites du secteur de louvoyage par calcul si vous visualisez bien le cadran de tète, ou en réalisant simplement le tracé décrit ci contre. On obtient les valeurs de 65°+ 45° = 110° et 65°- 45° = 20°. Quand on sera tribord amure on virera dés que le BRG atteindra la valeur de 110°. Quand on sera bâbord amure, on virera dès que le BRG atteindra la valeur de 20°. Si le voiler se trouve loin de l'axe du vent, il rejoindra très vite l'un des cotés du secteur de louvoyage. Il tirera donc un petit bord et un long bord (ou l'inverse).  Si le voilier se trouve proche de l'axe du vent il tirera plus de bords qui deviendront de plus en plus petits au fur et à mesure qu'il se rapproche du point de route.
Le voilier n°1 est sorti du secteur de louvoyage: Il a rallongé sa route par rapport au n° 2  qui parcourt exactement la même distance que le n° 3.
Si le point à atteindre est très éloigné, il ne faut pas attendre d'être à la limite du secteur de louvoyage pour virer de bord (celui-ci pourrait se  trouver à plusieurs centaines de milles à l'échelle des océans) Et sur une longue période on a toutes les chances que le vent change de direction en faussant tous ces beaux calculs. L'important est de pas sortir du cadre, peu importe le nombre de virements de bord réalisés, la distance reste la même. (faites un croquis et mesurez vous verrez).
En 1997, pour rentrer des Açores avec un bon NE établi on virait de bord toutes les 12 à 15 heures en restant assez loin des limites du secteur de louvoyage défini à partir d'un point situé à plus de 1200 milles de nous.

Il y a une autre façon de faire quand on est encore assez loin du point de route: On peut utiliser l'indicateur d'écart de route (CDI : Course Deviation Indicator) . Il peut se présenter comme un petit curseur qui se déplace vers la droite ou vers la gauche de l'axe de la route directe. On peut souvent régler l'échelle de cet indicateur d'écart. Si les conditions de vent risquent de changer sans que l'on puisse prévoir dans quel sens, il est imprudent de tirer de trop longs bords. On peut alors décider de virer à chaque fois que l'on s'est éloigné de 1, 5, ou 10 milles de la route directe.
Encore une fois nous insistons sur le fait de tracer les routes sur la carte et de vérifier s'il n'y a aucun danger dans votre secteur de navigation. Si tout est clair dans le secteur de louvoyage, cela vous détermine une zone franche dans laquelle vous pouvez tirer autant de bords qu'il vous plaira. Si un des cotés est voisin d'une zone à risque, rien ne vous empêche de fermer un peu le terrain de jeu dont vous contrôlez les limites en surveillant le BRG. 
( je ne sais pas s'il existe des modèles de GPS avec alarme sur une valeur variable du BRG mais ce serait une bonne idée).
 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE NOUVEAU DRAPEAU DE LA MARTINIQUE

Le drapeau aux quatre serpents En Martinique, vous verrez certainement le  drapeau bleu avec une croix blanche délimitant un rectangle bleu surplombé d'un serpent . Il s'agit de l' ancien blason de l'île . Ce drapeau reste non officiel et a été utilisé dès  1766  par la marine marchande. A l'époque le drapeau bleu à croix blanche représentait la royauté. Le serpent en question est le  trigonocéphale endémique de l'île  qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les Arawaks, Caraïbes et lors de la colonisation. Mais il était dit à l'époque qu'il avait été  introduit pour terroriser les esclaves et les contraindre à effectuer leur tâches . Le  4 août 1766 , un  décret des représentants de l'État Français en Martinique et à Sainte-Lucie  prévoyait que tous les propriétaires de vaisseaux et goélettes de ces îles arborent ce drapeau : «  Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie...

TABARLY 1979

Paul Ricard (1979) : en 1975, Éric Tabarly, accompagné par une équipe d'architectes navals et une équipe de la société Dassault , conçoit un trimaran de type foiler (équipé de foils ). Pour ce projet, Éric Tabarly recherche un budget pendant quatre ans. En 1979, il rencontre Paul Ricard qui accepte de le financer. Ce trimaran de 16,50 mètres en aluminium déplaçant 7 tonnes est caractérisé par son bras de liaison unique et profilé qui s'appuie sur deux petits flotteurs, eux-mêmes équipés de foils ( plans porteurs profilés immergés ). Avec ce bateau, Éric Tabarly bat en 1980 le record de traversée de l'Atlantique Nord détenu depuis 1905 par la goélette Atlantic de Charlie Barr , ouvrant ainsi la course aux records de traversées effectuées par les multicoques . https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Tabarly complément trouvé sur voileetmoteur.com Tabarly : la foil histoire du trimaran Paul Ricard Bernard Rubinstein Le 25/02/19 Partager :...