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Il y a un peu plus de 70 ans, paraissait Le Festin de Margaret Kennedy. Une nouvelle réédition vient de paraître, redonnant ses lettres de noblesse à ce roman policier. L'intrigue se déroule en Cornouailles en 1947. L'éboulement d'une falaise réduit à néant un hôtel, tuant des clients et des membres du personnel. L'écrivaine rembobine alors sept jours en arrière. Pourquoi il faut le lire. "Orgueil, gourmandise, paresse, avarice, luxure... chaque vice est illustré par un personnage. Humour, pertinence, divertissement, intelligence, rythme, etc. : Le Festin, lui, possède les sept qualités d'un bon roman". Si vous voulez vous divertir et sourire durant près de 500 pages, mais aussi plonger au coeur de la société anglaise de l'après-guerre et vous amuser à déceler ici ou là un péché capital, alors lisez ce Festin : un délectable roman de Margaret Kennedy (1896-1967), l'une de ces grandes romancières britanniques qui, à l'instar d'Elizabeth Jane Howard (La Saga des Cazalet), a remporté à son époque un immense succès - son deuxième roman, Tessa, la nymphe au coeur fidèle, inspira trois films à Hollywood et une adaptation pour le théâtre de Jean Giraudoux, mise en scène par Louis Jouvet. La malicieuse Margaret Kennedy déroule avec maestria l'intrigue de cette fiction, publiée outre-Manche en 1950. Nous sommes en septembre 1947, l'éboulement d'une falaise vient d'anéantir le manoir de Pendizack, hôtel des Cornouailles tenue par la famille Siddal. Il y a eu des morts parmi le personnel et les pensionnaires. Mais lesquels ? Il faudra attendre la chute de cette comédie sociale revenant sur les sept jours précédant le drame pour en savoir plus. Evidemment, le lecteur a ses préférences. On aimerait bien voir disparaître l'acariâtre intendante qui médit à tour de bras et martyrise la jeune et sympathique femme de ménage. De même a-t-on peu d'indulgence envers Mrs Cove, l'une des pensionnaires, qui espère ardemment la mort de ses trois filles sous-alimentées (et habillées en pauvrettes) pour toucher leur héritage. Quant à l'épouvantable chanoine Wraxton, on l'enverrait bien au diable. Orgueil, gourmandise, paresse, avarice, luxure... chaque vice est illustré par un personnage. Humour, pertinence, divertissement, intelligence, rythme, etc. : Le Festin, lui, possède les sept qualités d'un bon roman. Marianne Payot | |||||
Le drapeau aux quatre serpents En Martinique, vous verrez certainement le drapeau bleu avec une croix blanche délimitant un rectangle bleu surplombé d'un serpent . Il s'agit de l' ancien blason de l'île . Ce drapeau reste non officiel et a été utilisé dès 1766 par la marine marchande. A l'époque le drapeau bleu à croix blanche représentait la royauté. Le serpent en question est le trigonocéphale endémique de l'île qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les Arawaks, Caraïbes et lors de la colonisation. Mais il était dit à l'époque qu'il avait été introduit pour terroriser les esclaves et les contraindre à effectuer leur tâches . Le 4 août 1766 , un décret des représentants de l'État Français en Martinique et à Sainte-Lucie prévoyait que tous les propriétaires de vaisseaux et goélettes de ces îles arborent ce drapeau : « Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie...

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