Accéder au contenu principal

INSOLITE


Or, émeraudes, vaisselles... Estimée à plusieurs milliards de dollars, la cargaison du vaisseau espagnol, coulé en 1708, est convoitée par la Colombie, l'Espagne, les indiens de Bolivie et les chasseurs de trésors des États-Unis.



Écouter cet articlei
/
Englouti depuis des siècles, le Galion espagnol aux soixante canons renferme toujours ses trésors.
Englouti depuis des siècles, le Galion espagnol aux soixante canons renferme toujours ses trésors. COLOMBIAN PRESIDENCY / AFP








L'armée colombienne a révélé des images inédites de l'épave du légendaire galion San José , l'un des plus grands de l'armada espagnole, coulé il y a trois siècles avec son exceptionnel trésor au large de la côte caraïbe du pays. Quatre campagnes d'observation ont été menées par la marine colombienne par près de 950 mètres de fond, avec des équipements de haute technologie et notamment un engin télécommandé, pour vérifier l'état de l'épave, indique un communiqué officiel.

Ce travail, réalisé sous la supervision du ministère de la Culture, «a permis de vérifier que le galion San José n'a subi aucune intervention ou altération due à l'action humaine». Sur ces images, on distingue au fond de l'eau des canons en fonte, des pièces de vaisselles en porcelaine, des poteries, des bouteilles de verre, mais aussi des pièces apparemment en or. On voit également une partie de la proue du navire, couverte d'algues et de coquillages, et des restes de la charpente de la coque.

«Grâce à l'équipement technologique et au travail de la Marine colombienne, nous avons pu avoir des images du galion San José avec un niveau de précision jamais vu auparavant, tout en gardant intact et en protégeant, en vue d'une extraction ultérieure, ce patrimoine de l'humanité», s'est félicité le président Ivan Duque. «Au cours de ces campagnes d'observation, deux épaves ont été identifiées dans une autre zone proche», selon les autorités colombiennes. Il s'agirait d'un galion de l'époque coloniale et d'une goélette de la période républicaine.


 du butin

Fin 2015, alors que les chasseurs de trésors de tous bords, et notamment ceux des États-Unis, pistaient le San José depuis des décennies, le président colombien de l'époque, Juan Manuel Santos, avait annoncé la découverte de la localisation exacte de l'épave, grâce notamment à ses canons en bronze uniques, avec des dauphins gravés dessus. L'ancien président l'avait alors présenté comme «le trésor le plus précieux jamais découvert dans l'histoire de l'humanité» et proposé de financer l'opération de sauvetage avec une partie des richesses trouvées.


Mais son successeur Ivan Duque a ordonné le gel de la passation du marché à des opérateurs privés afin de garantir que le butin récupéré reste en Colombie. Les autorités ont depuis annoncé leur intention de valoriser ce patrimoine dans un futur «musée des bateaux naufragés». L'Espagne, d'une part, et des indigènes boliviens, d'autre part, continuent de revendiquer la propriété du galion qui transportait des richesses de la Vice-royauté du Pérou. Mais la Colombie maintient que les vestiges de l'embarcation comme sa précieuse cargaison sont son «entière» propriété.





Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LE NOUVEAU DRAPEAU DE LA MARTINIQUE

Le drapeau aux quatre serpents En Martinique, vous verrez certainement le  drapeau bleu avec une croix blanche délimitant un rectangle bleu surplombé d'un serpent . Il s'agit de l' ancien blason de l'île . Ce drapeau reste non officiel et a été utilisé dès  1766  par la marine marchande. A l'époque le drapeau bleu à croix blanche représentait la royauté. Le serpent en question est le  trigonocéphale endémique de l'île  qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les Arawaks, Caraïbes et lors de la colonisation. Mais il était dit à l'époque qu'il avait été  introduit pour terroriser les esclaves et les contraindre à effectuer leur tâches . Le  4 août 1766 , un  décret des représentants de l'État Français en Martinique et à Sainte-Lucie  prévoyait que tous les propriétaires de vaisseaux et goélettes de ces îles arborent ce drapeau : «  Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie...

TABARLY 1979

Paul Ricard (1979) : en 1975, Éric Tabarly, accompagné par une équipe d'architectes navals et une équipe de la société Dassault , conçoit un trimaran de type foiler (équipé de foils ). Pour ce projet, Éric Tabarly recherche un budget pendant quatre ans. En 1979, il rencontre Paul Ricard qui accepte de le financer. Ce trimaran de 16,50 mètres en aluminium déplaçant 7 tonnes est caractérisé par son bras de liaison unique et profilé qui s'appuie sur deux petits flotteurs, eux-mêmes équipés de foils ( plans porteurs profilés immergés ). Avec ce bateau, Éric Tabarly bat en 1980 le record de traversée de l'Atlantique Nord détenu depuis 1905 par la goélette Atlantic de Charlie Barr , ouvrant ainsi la course aux records de traversées effectuées par les multicoques . https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Tabarly complément trouvé sur voileetmoteur.com Tabarly : la foil histoire du trimaran Paul Ricard Bernard Rubinstein Le 25/02/19 Partager :...