«Je n’ai pas été élu président de la République. Il m’a toujours manqué 99 % des suffrages», s'amusait Alain Krivine dans Libé, en 1997. Le fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire s'est éteint samedi, à l'âge de 80 ans . Par deux fois, en 1969 et en 1974, cette infatigable figure de l’extrême gauche a concouru à l'Élysée et c'était déjà une révolution : «Jamais encore l’échelon le plus modeste de la troupe n’avait fourni de candidat à la présidence de la République, notait Jean Lacouture en 69, dans le Monde. Voici qui est fait.» Krivine ne dépassera donc jamais le 1% des suffrages. En 74, il est même distancé par Arlette Laguiller, dont c'était la première campagne présidentielle. L'intérêt était tout autre : porter dans le débats les idéaux de la gauche radicale. Krivine n'aura, finalement, qu'un seul mandat tout au long de sa carrière politique, celui de député européen de 1999 à 2004. «J’ai découvert tout un monde, racontait-il en 2011. Des vieux schnocks que les partis n’osent pas mettre au rabais […] Et des jeunes coqs qui se font les dents.» Et s'il a vu, avec le temps, certains camarades renier leur passé trotskiste pour le plaisir soyeux d'un maroquin ministériel, lui n'a jamais cédé au chant des sirènes.
Le drapeau aux quatre serpents En Martinique, vous verrez certainement le drapeau bleu avec une croix blanche délimitant un rectangle bleu surplombé d'un serpent . Il s'agit de l' ancien blason de l'île . Ce drapeau reste non officiel et a été utilisé dès 1766 par la marine marchande. A l'époque le drapeau bleu à croix blanche représentait la royauté. Le serpent en question est le trigonocéphale endémique de l'île qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les Arawaks, Caraïbes et lors de la colonisation. Mais il était dit à l'époque qu'il avait été introduit pour terroriser les esclaves et les contraindre à effectuer leur tâches . Le 4 août 1766 , un décret des représentants de l'État Français en Martinique et à Sainte-Lucie prévoyait que tous les propriétaires de vaisseaux et goélettes de ces îles arborent ce drapeau : « Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie...
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